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 A forum littéraire, jeu d'écriture

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MessageSujet: Re: A forum littéraire, jeu d'écriture   Jeu 31 Mai - 21:21

Un oiseau se posa sur la rembarde de mon balcon et, puissamment, attira mon regard... il n'était pas comme les autres, pas par sa taille ni par sa couleur, un détail qui m'achapait. Je m'approche pour l'admirer... Mais, alors que je puis presque frôler son ailé moirée, l'étrange créature s'envole dans un tourbillon de couleurs. Je suis ébloui(e) par le soleil juste derrière lui. Cet oiseau mistérieusement beau, j'en ai rêvé il ya peu. Serait-ce un présage ? Je tente de me remémorer ce rêve, mais dès lors que j'y pense, il fuit mon esprit dans un tournoiement presque pareil à celui qui vit s'échapper l'oiseau. J'entends un bruit étrange derrière moi, cela n'a rien à voir avec toutes les choses qui traînent chez moi, un bruit nouveau. Je me retourne pour voir d'où provient le bruit mais derrière moi, il n'y a rien. Je suis de plus en plus intriguée et sens que le contrôle de ma pensée m'échappe, je cours vers les escaliers et descend au rez-de-chaussée. Un passant est reversé par ma course folle et je m'arrête pour l'aider, peu fière de moi. Mais le vieil homme m'empoigne le bras avec une force que sa petite taille ne laissait que trop peu présager et l'exclame d'une voix pourtant fragile, tremblante:
- Mademoiselle !
-Oui ? Je m'efforce de garder mon calme.
-Puis-je savoir où vous courez comme ça ? Je n'ose pas lui raconter l'histoire de l'oiseau et le bruit que j'ai entendu.
Pourtant, son regard invitait à la confidence; l'idée que ce vieil homme ne m'était pas inconnu traversa soudain mon esprit. Tout en me plogeant dans mes pensées, je m'apperçois que le vieil homme a laissé place à cet oiseau mystérieux, soudain, je me remémore ce rêve étrange. C'est alors que je l'entends prononcer ces deux mots dont la sonorité me fait tressaillir:
- Chouette chevêche. Je me demande pourquoi cet oiseau prononce ces deux mots et je continue à fouiller dans mon esprit ce qui pouvait rester de ce rêve.
Il me revient alors la bribe d'une vision d'un lac, un lac à la fois sombre et étincelant; je m'en approche, le sol recouvert de mousse étouffe mes pas, alors que le feuillage touffu des arbres - qui me semblent immenses - ombrage mon visage... Il me semble alors que le rêve emplit la réalité avec force, avec trop de force... Je ferme les yeux, l'oiseau s'approche de moi et je les ouvres pour voir ce qui m'entoure. Cette fois, le paysage est devenu réalité. L'oiseau s'envola dans les branchages de l'arbre le plus proche. Il est impossible que j'ai pu passer de la ruelle au bois rempli de feuillus. Presqu'inconsciente de mes propres gestes, j'emprunte un chemin tortueux qui ne semble pourtant ne mener nulle part. J'entends un bruissement de feuilles. L'oiseau a à nouveau disparu. Le bruit de feuilles s'approche de moi. Je ferme les yeux, dans un dernier et tout aussi vain effort de rassembler mes esprits. Mais une lumière m'aveugle tout à coup à travers mes paupières closes. Le bruuissement de feuilles n'était autre que le bruit de l'oiseau qui me suivait. La phrase qui me brûle les lèvres depuis tantôt franchit enfin ma bouche.
-Qui es-tu ?
Mais en réponse je n'entends que ces mots:
- Chouette chevêche.
Je me retourne alors vers l'oiseau, qui vient nonchalamment se poser sur mon épaule. Je suis à la fois fascinée et effrayée. Mais cette question occupe tout mon esprit, d'où vient cet oiseau ? Je tente de lui parler. Je comprends toutefois rapidement qu'un dialogue ne serait pas chose évidente: l'oiseau, ses griffes fermement fixées au tissu de ma veste, esquisse un mouvement en direction d'un sombre tallus. Je veux m'en approcher mais quelque chose m'en empêche... une force mystèrieuse qui me cloue au sol. J'essaye de mettre un pied devant l'autre mais ça m'est impossible. La deuxième tentative m'expulse à l'autre bout du chemin.Je réassaye mais là l'oiseau prends mes épaules et s'envole avec moi accroché pars ces griffes . Il atterit dans son nid. Je regarde autour de moi. Ses yeux sont déposés à l'intérieur du nid, l'oiseau était une femelle.
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MessageSujet: Re: A forum littéraire, jeu d'écriture   Sam 2 Juin - 13:14

Un oiseau se posa sur la rembarde de mon balcon et, puissamment, attira mon regard... il n'était pas comme les autres, pas par sa taille ni par sa couleur, un détail qui m'achapait. Je m'approche pour l'admirer... Mais, alors que je puis presque frôler son ailé moirée, l'étrange créature s'envole dans un tourbillon de couleurs. Je suis ébloui(e) par le soleil juste derrière lui. Cet oiseau mistérieusement beau, j'en ai rêvé il ya peu. Serait-ce un présage ? Je tente de me remémorer ce rêve, mais dès lors que j'y pense, il fuit mon esprit dans un tournoiement presque pareil à celui qui vit s'échapper l'oiseau. J'entends un bruit étrange derrière moi, cela n'a rien à voir avec toutes les choses qui traînent chez moi, un bruit nouveau. Je me retourne pour voir d'où provient le bruit mais derrière moi, il n'y a rien. Je suis de plus en plus intriguée et sens que le contrôle de ma pensée m'échappe, je cours vers les escaliers et descend au rez-de-chaussée. Un passant est reversé par ma course folle et je m'arrête pour l'aider, peu fière de moi. Mais le vieil homme m'empoigne le bras avec une force que sa petite taille ne laissait que trop peu présager et l'exclame d'une voix pourtant fragile, tremblante:
- Mademoiselle !
-Oui ? Je m'efforce de garder mon calme.
-Puis-je savoir où vous courez comme ça ? Je n'ose pas lui raconter l'histoire de l'oiseau et le bruit que j'ai entendu.
Pourtant, son regard invitait à la confidence; l'idée que ce vieil homme ne m'était pas inconnu traversa soudain mon esprit. Tout en me plogeant dans mes pensées, je m'apperçois que le vieil homme a laissé place à cet oiseau mystérieux, soudain, je me remémore ce rêve étrange. C'est alors que je l'entends prononcer ces deux mots dont la sonorité me fait tressaillir:
- Chouette chevêche. Je me demande pourquoi cet oiseau prononce ces deux mots et je continue à fouiller dans mon esprit ce qui pouvait rester de ce rêve.
Il me revient alors la bribe d'une vision d'un lac, un lac à la fois sombre et étincelant; je m'en approche, le sol recouvert de mousse étouffe mes pas, alors que le feuillage touffu des arbres - qui me semblent immenses - ombrage mon visage... Il me semble alors que le rêve emplit la réalité avec force, avec trop de force... Je ferme les yeux, l'oiseau s'approche de moi et je les ouvres pour voir ce qui m'entoure. Cette fois, le paysage est devenu réalité. L'oiseau s'envola dans les branchages de l'arbre le plus proche. Il est impossible que j'ai pu passer de la ruelle au bois rempli de feuillus. Presqu'inconsciente de mes propres gestes, j'emprunte un chemin tortueux qui ne semble pourtant ne mener nulle part. J'entends un bruissement de feuilles. L'oiseau a à nouveau disparu. Le bruit de feuilles s'approche de moi. Je ferme les yeux, dans un dernier et tout aussi vain effort de rassembler mes esprits. Mais une lumière m'aveugle tout à coup à travers mes paupières closes. Le bruuissement de feuilles n'était autre que le bruit de l'oiseau qui me suivait. La phrase qui me brûle les lèvres depuis tantôt franchit enfin ma bouche.
-Qui es-tu ?
Mais en réponse je n'entends que ces mots:
- Chouette chevêche.
Je me retourne alors vers l'oiseau, qui vient nonchalamment se poser sur mon épaule. Je suis à la fois fascinée et effrayée. Mais cette question occupe tout mon esprit, d'où vient cet oiseau ? Je tente de lui parler. Je comprends toutefois rapidement qu'un dialogue ne serait pas chose évidente: l'oiseau, ses griffes fermement fixées au tissu de ma veste, esquisse un mouvement en direction d'un sombre tallus. Je veux m'en approcher mais quelque chose m'en empêche... une force mystèrieuse qui me cloue au sol. J'essaye de mettre un pied devant l'autre mais ça m'est impossible. La deuxième tentative m'expulse à l'autre bout du chemin.Je réassaye mais là l'oiseau prends mes épaules et s'envole avec moi accroché pars ces griffes . Il atterit dans son nid. Je regarde autour de moi. Ses yeux sont déposés à l'intérieur du nid, l'oiseau était une femelle. Quelques instants s'écoulent dans un profond silence, puis, tout à coup, les oeufs d'animent de légers soubresauts.



[Parce que tu parlais bien d'oeufs, plutôt que d'yeux, n'est-ce pas?]

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Les mouettes naissent des mouchoirs que l'on agite au départ du bateau.
- Ramon Gomez de la Serna.
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MessageSujet: Re: A forum littéraire, jeu d'écriture   Sam 2 Juin - 13:25

Un oiseau se posa sur la rembarde de mon balcon et, puissamment, attira mon regard... il n'était pas comme les autres, pas par sa taille ni par sa couleur, un détail qui m'achapait. Je m'approche pour l'admirer... Mais, alors que je puis presque frôler son ailé moirée, l'étrange créature s'envole dans un tourbillon de couleurs. Je suis ébloui(e) par le soleil juste derrière lui. Cet oiseau mistérieusement beau, j'en ai rêvé il ya peu. Serait-ce un présage ? Je tente de me remémorer ce rêve, mais dès lors que j'y pense, il fuit mon esprit dans un tournoiement presque pareil à celui qui vit s'échapper l'oiseau. J'entends un bruit étrange derrière moi, cela n'a rien à voir avec toutes les choses qui traînent chez moi, un bruit nouveau. Je me retourne pour voir d'où provient le bruit mais derrière moi, il n'y a rien. Je suis de plus en plus intriguée et sens que le contrôle de ma pensée m'échappe, je cours vers les escaliers et descend au rez-de-chaussée. Un passant est reversé par ma course folle et je m'arrête pour l'aider, peu fière de moi. Mais le vieil homme m'empoigne le bras avec une force que sa petite taille ne laissait que trop peu présager et l'exclame d'une voix pourtant fragile, tremblante:
- Mademoiselle !
-Oui ? Je m'efforce de garder mon calme.
-Puis-je savoir où vous courez comme ça ? Je n'ose pas lui raconter l'histoire de l'oiseau et le bruit que j'ai entendu.
Pourtant, son regard invitait à la confidence; l'idée que ce vieil homme ne m'était pas inconnu traversa soudain mon esprit. Tout en me plogeant dans mes pensées, je m'apperçois que le vieil homme a laissé place à cet oiseau mystérieux, soudain, je me remémore ce rêve étrange. C'est alors que je l'entends prononcer ces deux mots dont la sonorité me fait tressaillir:
- Chouette chevêche. Je me demande pourquoi cet oiseau prononce ces deux mots et je continue à fouiller dans mon esprit ce qui pouvait rester de ce rêve.
Il me revient alors la bribe d'une vision d'un lac, un lac à la fois sombre et étincelant; je m'en approche, le sol recouvert de mousse étouffe mes pas, alors que le feuillage touffu des arbres - qui me semblent immenses - ombrage mon visage... Il me semble alors que le rêve emplit la réalité avec force, avec trop de force... Je ferme les yeux, l'oiseau s'approche de moi et je les ouvres pour voir ce qui m'entoure. Cette fois, le paysage est devenu réalité. L'oiseau s'envola dans les branchages de l'arbre le plus proche. Il est impossible que j'ai pu passer de la ruelle au bois rempli de feuillus. Presqu'inconsciente de mes propres gestes, j'emprunte un chemin tortueux qui ne semble pourtant ne mener nulle part. J'entends un bruissement de feuilles. L'oiseau a à nouveau disparu. Le bruit de feuilles s'approche de moi. Je ferme les yeux, dans un dernier et tout aussi vain effort de rassembler mes esprits. Mais une lumière m'aveugle tout à coup à travers mes paupières closes. Le bruuissement de feuilles n'était autre que le bruit de l'oiseau qui me suivait. La phrase qui me brûle les lèvres depuis tantôt franchit enfin ma bouche.
-Qui es-tu ?
Mais en réponse je n'entends que ces mots:
- Chouette chevêche.
Je me retourne alors vers l'oiseau, qui vient nonchalamment se poser sur mon épaule. Je suis à la fois fascinée et effrayée. Mais cette question occupe tout mon esprit, d'où vient cet oiseau ? Je tente de lui parler. Je comprends toutefois rapidement qu'un dialogue ne serait pas chose évidente: l'oiseau, ses griffes fermement fixées au tissu de ma veste, esquisse un mouvement en direction d'un sombre tallus. Je veux m'en approcher mais quelque chose m'en empêche... une force mystèrieuse qui me cloue au sol. J'essaye de mettre un pied devant l'autre mais ça m'est impossible. La deuxième tentative m'expulse à l'autre bout du chemin.Je réassaye mais là l'oiseau prends mes épaules et s'envole avec moi accroché pars ces griffes . Il atterit dans son nid. Je regarde autour de moi. Ses yeux sont déposés à l'intérieur du nid, l'oiseau était une femelle. Quelques instants s'écoulent dans un profond silence, puis, tout à coup, les oeufs d'animent de légers soubresauts. Un bec sortit lentement d'un des oeufs, les petits allaient naître.

(oui, désolé Embarassed )
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MessageSujet: Re: A forum littéraire, jeu d'écriture   Lun 11 Juin - 16:02

Un oiseau se posa sur la rembarde de mon balcon et, puissamment, attira mon regard... il n'était pas comme les autres, pas par sa taille ni par sa couleur, un détail qui m'achapait. Je m'approche pour l'admirer... Mais, alors que je puis presque frôler son ailé moirée, l'étrange créature s'envole dans un tourbillon de couleurs. Je suis ébloui(e) par le soleil juste derrière lui. Cet oiseau mistérieusement beau, j'en ai rêvé il ya peu. Serait-ce un présage ? Je tente de me remémorer ce rêve, mais dès lors que j'y pense, il fuit mon esprit dans un tournoiement presque pareil à celui qui vit s'échapper l'oiseau. J'entends un bruit étrange derrière moi, cela n'a rien à voir avec toutes les choses qui traînent chez moi, un bruit nouveau. Je me retourne pour voir d'où provient le bruit mais derrière moi, il n'y a rien. Je suis de plus en plus intriguée et sens que le contrôle de ma pensée m'échappe, je cours vers les escaliers et descend au rez-de-chaussée. Un passant est reversé par ma course folle et je m'arrête pour l'aider, peu fière de moi. Mais le vieil homme m'empoigne le bras avec une force que sa petite taille ne laissait que trop peu présager et l'exclame d'une voix pourtant fragile, tremblante:
- Mademoiselle !
-Oui ? Je m'efforce de garder mon calme.
-Puis-je savoir où vous courez comme ça ? Je n'ose pas lui raconter l'histoire de l'oiseau et le bruit que j'ai entendu.
Pourtant, son regard invitait à la confidence; l'idée que ce vieil homme ne m'était pas inconnu traversa soudain mon esprit. Tout en me plogeant dans mes pensées, je m'apperçois que le vieil homme a laissé place à cet oiseau mystérieux, soudain, je me remémore ce rêve étrange. C'est alors que je l'entends prononcer ces deux mots dont la sonorité me fait tressaillir:
- Chouette chevêche. Je me demande pourquoi cet oiseau prononce ces deux mots et je continue à fouiller dans mon esprit ce qui pouvait rester de ce rêve.
Il me revient alors la bribe d'une vision d'un lac, un lac à la fois sombre et étincelant; je m'en approche, le sol recouvert de mousse étouffe mes pas, alors que le feuillage touffu des arbres - qui me semblent immenses - ombrage mon visage... Il me semble alors que le rêve emplit la réalité avec force, avec trop de force... Je ferme les yeux, l'oiseau s'approche de moi et je les ouvres pour voir ce qui m'entoure. Cette fois, le paysage est devenu réalité. L'oiseau s'envola dans les branchages de l'arbre le plus proche. Il est impossible que j'ai pu passer de la ruelle au bois rempli de feuillus. Presqu'inconsciente de mes propres gestes, j'emprunte un chemin tortueux qui ne semble pourtant ne mener nulle part. J'entends un bruissement de feuilles. L'oiseau a à nouveau disparu. Le bruit de feuilles s'approche de moi. Je ferme les yeux, dans un dernier et tout aussi vain effort de rassembler mes esprits. Mais une lumière m'aveugle tout à coup à travers mes paupières closes. Le bruuissement de feuilles n'était autre que le bruit de l'oiseau qui me suivait. La phrase qui me brûle les lèvres depuis tantôt franchit enfin ma bouche.
-Qui es-tu ?
Mais en réponse je n'entends que ces mots:
- Chouette chevêche.
Je me retourne alors vers l'oiseau, qui vient nonchalamment se poser sur mon épaule. Je suis à la fois fascinée et effrayée. Mais cette question occupe tout mon esprit, d'où vient cet oiseau ? Je tente de lui parler. Je comprends toutefois rapidement qu'un dialogue ne serait pas chose évidente: l'oiseau, ses griffes fermement fixées au tissu de ma veste, esquisse un mouvement en direction d'un sombre tallus. Je veux m'en approcher mais quelque chose m'en empêche... une force mystèrieuse qui me cloue au sol. J'essaye de mettre un pied devant l'autre mais ça m'est impossible. La deuxième tentative m'expulse à l'autre bout du chemin.Je réassaye mais là l'oiseau prends mes épaules et s'envole avec moi accroché pars ces griffes . Il atterit dans son nid. Je regarde autour de moi. Ses yeux sont déposés à l'intérieur du nid, l'oiseau était une femelle. Quelques instants s'écoulent dans un profond silence, puis, tout à coup, les oeufs d'animent de légers soubresauts. Un bec sortit lentement d'un des oeufs, les petits allaient naître.
Le premier brisa sa coquille, et pépia presque aussitôt pour avoir de la nourriture, bientôt suivit par les autres qui sortent, de plus en plus nombreux. Je compte une petite demi-douzaine d'oisillon. Regardant autour de moi, une fois de plus, la mère a disparu.


(désolé de m'incruster comme ça)
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MessageSujet: Re: A forum littéraire, jeu d'écriture   Lun 11 Juin - 17:25

Un oiseau se posa sur la rembarde de mon balcon et, puissamment, attira mon regard... il n'était pas comme les autres, pas par sa taille ni par sa couleur, un détail qui m'achapait. Je m'approche pour l'admirer... Mais, alors que je puis presque frôler son ailé moirée, l'étrange créature s'envole dans un tourbillon de couleurs. Je suis ébloui(e) par le soleil juste derrière lui. Cet oiseau mistérieusement beau, j'en ai rêvé il ya peu. Serait-ce un présage ? Je tente de me remémorer ce rêve, mais dès lors que j'y pense, il fuit mon esprit dans un tournoiement presque pareil à celui qui vit s'échapper l'oiseau. J'entends un bruit étrange derrière moi, cela n'a rien à voir avec toutes les choses qui traînent chez moi, un bruit nouveau. Je me retourne pour voir d'où provient le bruit mais derrière moi, il n'y a rien. Je suis de plus en plus intriguée et sens que le contrôle de ma pensée m'échappe, je cours vers les escaliers et descend au rez-de-chaussée. Un passant est reversé par ma course folle et je m'arrête pour l'aider, peu fière de moi. Mais le vieil homme m'empoigne le bras avec une force que sa petite taille ne laissait que trop peu présager et l'exclame d'une voix pourtant fragile, tremblante:
- Mademoiselle !
-Oui ? Je m'efforce de garder mon calme.
-Puis-je savoir où vous courez comme ça ? Je n'ose pas lui raconter l'histoire de l'oiseau et le bruit que j'ai entendu.
Pourtant, son regard invitait à la confidence; l'idée que ce vieil homme ne m'était pas inconnu traversa soudain mon esprit. Tout en me plogeant dans mes pensées, je m'apperçois que le vieil homme a laissé place à cet oiseau mystérieux, soudain, je me remémore ce rêve étrange. C'est alors que je l'entends prononcer ces deux mots dont la sonorité me fait tressaillir:
- Chouette chevêche. Je me demande pourquoi cet oiseau prononce ces deux mots et je continue à fouiller dans mon esprit ce qui pouvait rester de ce rêve.
Il me revient alors la bribe d'une vision d'un lac, un lac à la fois sombre et étincelant; je m'en approche, le sol recouvert de mousse étouffe mes pas, alors que le feuillage touffu des arbres - qui me semblent immenses - ombrage mon visage... Il me semble alors que le rêve emplit la réalité avec force, avec trop de force... Je ferme les yeux, l'oiseau s'approche de moi et je les ouvres pour voir ce qui m'entoure. Cette fois, le paysage est devenu réalité. L'oiseau s'envola dans les branchages de l'arbre le plus proche. Il est impossible que j'ai pu passer de la ruelle au bois rempli de feuillus. Presqu'inconsciente de mes propres gestes, j'emprunte un chemin tortueux qui ne semble pourtant ne mener nulle part. J'entends un bruissement de feuilles. L'oiseau a à nouveau disparu. Le bruit de feuilles s'approche de moi. Je ferme les yeux, dans un dernier et tout aussi vain effort de rassembler mes esprits. Mais une lumière m'aveugle tout à coup à travers mes paupières closes. Le bruuissement de feuilles n'était autre que le bruit de l'oiseau qui me suivait. La phrase qui me brûle les lèvres depuis tantôt franchit enfin ma bouche.
-Qui es-tu ?
Mais en réponse je n'entends que ces mots:
- Chouette chevêche.
Je me retourne alors vers l'oiseau, qui vient nonchalamment se poser sur mon épaule. Je suis à la fois fascinée et effrayée. Mais cette question occupe tout mon esprit, d'où vient cet oiseau ? Je tente de lui parler. Je comprends toutefois rapidement qu'un dialogue ne serait pas chose évidente: l'oiseau, ses griffes fermement fixées au tissu de ma veste, esquisse un mouvement en direction d'un sombre tallus. Je veux m'en approcher mais quelque chose m'en empêche... une force mystèrieuse qui me cloue au sol. J'essaye de mettre un pied devant l'autre mais ça m'est impossible. La deuxième tentative m'expulse à l'autre bout du chemin.Je réassaye mais là l'oiseau prends mes épaules et s'envole avec moi accroché pars ces griffes . Il atterit dans son nid. Je regarde autour de moi. Ses yeux sont déposés à l'intérieur du nid, l'oiseau était une femelle. Quelques instants s'écoulent dans un profond silence, puis, tout à coup, les oeufs d'animent de légers soubresauts. Un bec sortit lentement d'un des oeufs, les petits allaient naître.
Le premier brisa sa coquille, et pépia presque aussitôt pour avoir de la nourriture, bientôt suivit par les autres qui sortent, de plus en plus nombreux. Je compte une petite demi-douzaine d'oisillon. Regardant autour de moi, une fois de plus, la mère a disparu.
J'essaie de m'approcher du dernier oeuf. Il n'était pas éclos.
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MessageSujet: Re: A forum littéraire, jeu d'écriture   Mar 12 Juin - 10:41

Un oiseau se posa sur la rembarde de mon balcon et, puissamment, attira mon regard... il n'était pas comme les autres, pas par sa taille ni par sa couleur, un détail qui m'achapait. Je m'approche pour l'admirer... Mais, alors que je puis presque frôler son ailé moirée, l'étrange créature s'envole dans un tourbillon de couleurs. Je suis ébloui(e) par le soleil juste derrière lui. Cet oiseau mistérieusement beau, j'en ai rêvé il ya peu. Serait-ce un présage ? Je tente de me remémorer ce rêve, mais dès lors que j'y pense, il fuit mon esprit dans un tournoiement presque pareil à celui qui vit s'échapper l'oiseau. J'entends un bruit étrange derrière moi, cela n'a rien à voir avec toutes les choses qui traînent chez moi, un bruit nouveau. Je me retourne pour voir d'où provient le bruit mais derrière moi, il n'y a rien. Je suis de plus en plus intriguée et sens que le contrôle de ma pensée m'échappe, je cours vers les escaliers et descend au rez-de-chaussée. Un passant est reversé par ma course folle et je m'arrête pour l'aider, peu fière de moi. Mais le vieil homme m'empoigne le bras avec une force que sa petite taille ne laissait que trop peu présager et l'exclame d'une voix pourtant fragile, tremblante:
- Mademoiselle !
-Oui ? Je m'efforce de garder mon calme.
-Puis-je savoir où vous courez comme ça ? Je n'ose pas lui raconter l'histoire de l'oiseau et le bruit que j'ai entendu.
Pourtant, son regard invitait à la confidence; l'idée que ce vieil homme ne m'était pas inconnu traversa soudain mon esprit. Tout en me plogeant dans mes pensées, je m'apperçois que le vieil homme a laissé place à cet oiseau mystérieux, soudain, je me remémore ce rêve étrange. C'est alors que je l'entends prononcer ces deux mots dont la sonorité me fait tressaillir:
- Chouette chevêche. Je me demande pourquoi cet oiseau prononce ces deux mots et je continue à fouiller dans mon esprit ce qui pouvait rester de ce rêve.
Il me revient alors la bribe d'une vision d'un lac, un lac à la fois sombre et étincelant; je m'en approche, le sol recouvert de mousse étouffe mes pas, alors que le feuillage touffu des arbres - qui me semblent immenses - ombrage mon visage... Il me semble alors que le rêve emplit la réalité avec force, avec trop de force... Je ferme les yeux, l'oiseau s'approche de moi et je les ouvres pour voir ce qui m'entoure. Cette fois, le paysage est devenu réalité. L'oiseau s'envola dans les branchages de l'arbre le plus proche. Il est impossible que j'ai pu passer de la ruelle au bois rempli de feuillus. Presqu'inconsciente de mes propres gestes, j'emprunte un chemin tortueux qui ne semble pourtant ne mener nulle part. J'entends un bruissement de feuilles. L'oiseau a à nouveau disparu. Le bruit de feuilles s'approche de moi. Je ferme les yeux, dans un dernier et tout aussi vain effort de rassembler mes esprits. Mais une lumière m'aveugle tout à coup à travers mes paupières closes. Le bruuissement de feuilles n'était autre que le bruit de l'oiseau qui me suivait. La phrase qui me brûle les lèvres depuis tantôt franchit enfin ma bouche.
-Qui es-tu ?
Mais en réponse je n'entends que ces mots:
- Chouette chevêche.
Je me retourne alors vers l'oiseau, qui vient nonchalamment se poser sur mon épaule. Je suis à la fois fascinée et effrayée. Mais cette question occupe tout mon esprit, d'où vient cet oiseau ? Je tente de lui parler. Je comprends toutefois rapidement qu'un dialogue ne serait pas chose évidente: l'oiseau, ses griffes fermement fixées au tissu de ma veste, esquisse un mouvement en direction d'un sombre tallus. Je veux m'en approcher mais quelque chose m'en empêche... une force mystèrieuse qui me cloue au sol. J'essaye de mettre un pied devant l'autre mais ça m'est impossible. La deuxième tentative m'expulse à l'autre bout du chemin.Je réassaye mais là l'oiseau prends mes épaules et s'envole avec moi accroché pars ces griffes . Il atterit dans son nid. Je regarde autour de moi. Ses yeux sont déposés à l'intérieur du nid, l'oiseau était une femelle. Quelques instants s'écoulent dans un profond silence, puis, tout à coup, les oeufs d'animent de légers soubresauts. Un bec sortit lentement d'un des oeufs, les petits allaient naître.
Le premier brisa sa coquille, et pépia presque aussitôt pour avoir de la nourriture, bientôt suivit par les autres qui sortent, de plus en plus nombreux. Je compte une petite demi-douzaine d'oisillon. Regardant autour de moi, une fois de plus, la mère a disparu.
J'essaie de m'approcher du dernier oeuf. Il n'était pas éclos.
J'approche ma main, il se met à bouger et les autres oisillions appèlent leur mère de plus belle, je la recule, tout cela s'arrête. Je l'avance de nouveau, tout recommence.
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MessageSujet: Re: A forum littéraire, jeu d'écriture   Mar 12 Juin - 19:09

Un oiseau se posa sur la rembarde de mon balcon et, puissamment, attira mon regard... il n'était pas comme les autres, pas par sa taille ni par sa couleur, un détail qui m'achapait. Je m'approche pour l'admirer... Mais, alors que je puis presque frôler son ailé moirée, l'étrange créature s'envole dans un tourbillon de couleurs. Je suis ébloui(e) par le soleil juste derrière lui. Cet oiseau mistérieusement beau, j'en ai rêvé il ya peu. Serait-ce un présage ? Je tente de me remémorer ce rêve, mais dès lors que j'y pense, il fuit mon esprit dans un tournoiement presque pareil à celui qui vit s'échapper l'oiseau. J'entends un bruit étrange derrière moi, cela n'a rien à voir avec toutes les choses qui traînent chez moi, un bruit nouveau. Je me retourne pour voir d'où provient le bruit mais derrière moi, il n'y a rien. Je suis de plus en plus intriguée et sens que le contrôle de ma pensée m'échappe, je cours vers les escaliers et descend au rez-de-chaussée. Un passant est reversé par ma course folle et je m'arrête pour l'aider, peu fière de moi. Mais le vieil homme m'empoigne le bras avec une force que sa petite taille ne laissait que trop peu présager et l'exclame d'une voix pourtant fragile, tremblante:
- Mademoiselle !
-Oui ? Je m'efforce de garder mon calme.
-Puis-je savoir où vous courez comme ça ? Je n'ose pas lui raconter l'histoire de l'oiseau et le bruit que j'ai entendu.
Pourtant, son regard invitait à la confidence; l'idée que ce vieil homme ne m'était pas inconnu traversa soudain mon esprit. Tout en me plogeant dans mes pensées, je m'apperçois que le vieil homme a laissé place à cet oiseau mystérieux, soudain, je me remémore ce rêve étrange. C'est alors que je l'entends prononcer ces deux mots dont la sonorité me fait tressaillir:
- Chouette chevêche. Je me demande pourquoi cet oiseau prononce ces deux mots et je continue à fouiller dans mon esprit ce qui pouvait rester de ce rêve.
Il me revient alors la bribe d'une vision d'un lac, un lac à la fois sombre et étincelant; je m'en approche, le sol recouvert de mousse étouffe mes pas, alors que le feuillage touffu des arbres - qui me semblent immenses - ombrage mon visage... Il me semble alors que le rêve emplit la réalité avec force, avec trop de force... Je ferme les yeux, l'oiseau s'approche de moi et je les ouvres pour voir ce qui m'entoure. Cette fois, le paysage est devenu réalité. L'oiseau s'envola dans les branchages de l'arbre le plus proche. Il est impossible que j'ai pu passer de la ruelle au bois rempli de feuillus. Presqu'inconsciente de mes propres gestes, j'emprunte un chemin tortueux qui ne semble pourtant ne mener nulle part. J'entends un bruissement de feuilles. L'oiseau a à nouveau disparu. Le bruit de feuilles s'approche de moi. Je ferme les yeux, dans un dernier et tout aussi vain effort de rassembler mes esprits. Mais une lumière m'aveugle tout à coup à travers mes paupières closes. Le bruuissement de feuilles n'était autre que le bruit de l'oiseau qui me suivait. La phrase qui me brûle les lèvres depuis tantôt franchit enfin ma bouche.
-Qui es-tu ?
Mais en réponse je n'entends que ces mots:
- Chouette chevêche.
Je me retourne alors vers l'oiseau, qui vient nonchalamment se poser sur mon épaule. Je suis à la fois fascinée et effrayée. Mais cette question occupe tout mon esprit, d'où vient cet oiseau ? Je tente de lui parler. Je comprends toutefois rapidement qu'un dialogue ne serait pas chose évidente: l'oiseau, ses griffes fermement fixées au tissu de ma veste, esquisse un mouvement en direction d'un sombre tallus. Je veux m'en approcher mais quelque chose m'en empêche... une force mystèrieuse qui me cloue au sol. J'essaye de mettre un pied devant l'autre mais ça m'est impossible. La deuxième tentative m'expulse à l'autre bout du chemin.Je réassaye mais là l'oiseau prends mes épaules et s'envole avec moi accroché pars ces griffes . Il atterit dans son nid. Je regarde autour de moi. Ses yeux sont déposés à l'intérieur du nid, l'oiseau était une femelle. Quelques instants s'écoulent dans un profond silence, puis, tout à coup, les oeufs d'animent de légers soubresauts. Un bec sortit lentement d'un des oeufs, les petits allaient naître.
Le premier brisa sa coquille, et pépia presque aussitôt pour avoir de la nourriture, bientôt suivit par les autres qui sortent, de plus en plus nombreux. Je compte une petite demi-douzaine d'oisillon. Regardant autour de moi, une fois de plus, la mère a disparu.
J'essaie de m'approcher du dernier oeuf. Il n'était pas éclos.
J'approche ma main, il se met à bouger et les autres oisillions appèlent leur mère de plus belle, je la recule, tout cela s'arrête. Je l'avance de nouveau, tout recommence. Cette fois, je la retire trop tard. Un des bébés m'a mordu le doit et la mère se trouve derrière moi. Elle vole vers moi. Ou plutôt, je crois qu'elle vole vers moi car l'oiseau se pose près de l'oeuf.
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MessageSujet: Re: A forum littéraire, jeu d'écriture   Ven 3 Aoû - 19:47

Un oiseau se posa sur la rembarde de mon balcon et, puissamment, attira mon regard... il n'était pas comme les autres, pas par sa taille ni par sa couleur, un détail qui m'achapait. Je m'approche pour l'admirer... Mais, alors que je puis presque frôler son ailé moirée, l'étrange créature s'envole dans un tourbillon de couleurs. Je suis ébloui(e) par le soleil juste derrière lui. Cet oiseau mistérieusement beau, j'en ai rêvé il ya peu. Serait-ce un présage ? Je tente de me remémorer ce rêve, mais dès lors que j'y pense, il fuit mon esprit dans un tournoiement presque pareil à celui qui vit s'échapper l'oiseau. J'entends un bruit étrange derrière moi, cela n'a rien à voir avec toutes les choses qui traînent chez moi, un bruit nouveau. Je me retourne pour voir d'où provient le bruit mais derrière moi, il n'y a rien. Je suis de plus en plus intriguée et sens que le contrôle de ma pensée m'échappe, je cours vers les escaliers et descend au rez-de-chaussée. Un passant est reversé par ma course folle et je m'arrête pour l'aider, peu fière de moi. Mais le vieil homme m'empoigne le bras avec une force que sa petite taille ne laissait que trop peu présager et l'exclame d'une voix pourtant fragile, tremblante:
- Mademoiselle !
-Oui ? Je m'efforce de garder mon calme.
-Puis-je savoir où vous courez comme ça ? Je n'ose pas lui raconter l'histoire de l'oiseau et le bruit que j'ai entendu.
Pourtant, son regard invitait à la confidence; l'idée que ce vieil homme ne m'était pas inconnu traversa soudain mon esprit. Tout en me plogeant dans mes pensées, je m'apperçois que le vieil homme a laissé place à cet oiseau mystérieux, soudain, je me remémore ce rêve étrange. C'est alors que je l'entends prononcer ces deux mots dont la sonorité me fait tressaillir:
- Chouette chevêche. Je me demande pourquoi cet oiseau prononce ces deux mots et je continue à fouiller dans mon esprit ce qui pouvait rester de ce rêve.
Il me revient alors la bribe d'une vision d'un lac, un lac à la fois sombre et étincelant; je m'en approche, le sol recouvert de mousse étouffe mes pas, alors que le feuillage touffu des arbres - qui me semblent immenses - ombrage mon visage... Il me semble alors que le rêve emplit la réalité avec force, avec trop de force... Je ferme les yeux, l'oiseau s'approche de moi et je les ouvres pour voir ce qui m'entoure. Cette fois, le paysage est devenu réalité. L'oiseau s'envola dans les branchages de l'arbre le plus proche. Il est impossible que j'ai pu passer de la ruelle au bois rempli de feuillus. Presqu'inconsciente de mes propres gestes, j'emprunte un chemin tortueux qui ne semble pourtant ne mener nulle part. J'entends un bruissement de feuilles. L'oiseau a à nouveau disparu. Le bruit de feuilles s'approche de moi. Je ferme les yeux, dans un dernier et tout aussi vain effort de rassembler mes esprits. Mais une lumière m'aveugle tout à coup à travers mes paupières closes. Le bruuissement de feuilles n'était autre que le bruit de l'oiseau qui me suivait. La phrase qui me brûle les lèvres depuis tantôt franchit enfin ma bouche.
-Qui es-tu ?
Mais en réponse je n'entends que ces mots:
- Chouette chevêche.
Je me retourne alors vers l'oiseau, qui vient nonchalamment se poser sur mon épaule. Je suis à la fois fascinée et effrayée. Mais cette question occupe tout mon esprit, d'où vient cet oiseau ? Je tente de lui parler. Je comprends toutefois rapidement qu'un dialogue ne serait pas chose évidente: l'oiseau, ses griffes fermement fixées au tissu de ma veste, esquisse un mouvement en direction d'un sombre tallus. Je veux m'en approcher mais quelque chose m'en empêche... une force mystèrieuse qui me cloue au sol. J'essaye de mettre un pied devant l'autre mais ça m'est impossible. La deuxième tentative m'expulse à l'autre bout du chemin.Je réassaye mais là l'oiseau prends mes épaules et s'envole avec moi accroché pars ces griffes . Il atterit dans son nid. Je regarde autour de moi. Ses yeux sont déposés à l'intérieur du nid, l'oiseau était une femelle. Quelques instants s'écoulent dans un profond silence, puis, tout à coup, les oeufs d'animent de légers soubresauts. Un bec sortit lentement d'un des oeufs, les petits allaient naître.
Le premier brisa sa coquille, et pépia presque aussitôt pour avoir de la nourriture, bientôt suivit par les autres qui sortent, de plus en plus nombreux. Je compte une petite demi-douzaine d'oisillon. Regardant autour de moi, une fois de plus, la mère a disparu.
J'essaie de m'approcher du dernier oeuf. Il n'était pas éclos.
J'approche ma main, il se met à bouger et les autres oisillions appèlent leur mère de plus belle, je la recule, tout cela s'arrête. Je l'avance de nouveau, tout recommence. Cette fois, je la retire trop tard. Un des bébés m'a mordu le doit et la mère se trouve derrière moi. Elle vole vers moi. Ou plutôt, je crois qu'elle vole vers moi car l'oiseau se pose près de l'oeuf.
Elle le tapote de sa patte, et une étrange mélodie sort de son bec. L'oeuf se balance au rythme de celle-ci.
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